VFV : investir dans le S&P 500 depuis le Canada
28 juillet 2026 · 5 min de lecture
Apple, Microsoft, Amazon, Google, Visa, Coca-Cola… Si tu rêves de posséder un morceau des plus grandes entreprises américaines sans en choisir une seule, c'est exactement ce que fait VFV, le FNB S&P 500 de Vanguard version canadienne — et c'est un des fonds les plus détenus au pays.
C'est quoi, le S&P 500 ?
Le S&P 500 est l'indice qui regroupe environ 500 des plus grandes sociétés cotées aux États-Unis, pondérées par leur taille. Quand tu entends « la bourse américaine a monté aujourd'hui », c'est presque toujours de lui qu'on parle. C'est aussi l'indice que Warren Buffett recommande depuis des décennies à l'investisseur moyen.
VFV achète ces 500 compagnies pour toi, en dollars canadiens, pour un RFG de 0,09 % — parmi les frais les plus bas de tout le marché canadien. Pas de conversion de devise à gérer, pas de compte américain : tu l'achètes comme n'importe quel FNB à la bourse de Toronto.
Les rendements qui font parler
Au 30 juin 2026, VFV affichait un rendement annualisé d'environ 16,2 % sur 10 ans (rendement total, selon la page officielle de Vanguard Canada). Oui, c'est spectaculaire — 10 000 $ investis il y a 10 ans vaudraient plus de 44 000 $.
Maintenant, la mise en garde honnête que trop de vidéos TikTok oublient : cette décennie a été exceptionnellement favorable aux actions américaines, portée par la tech. Le S&P 500 a aussi connu des décennies entières de rendement quasi nul (2000-2009, par exemple). C'est exactement pourquoi notre simulateur utilise des scénarios volontairement plus prudents (4 à 10 %) plutôt que de projeter 16 % à l'infini.
VFV vs XEQT : concentration ou diversification ?
La vraie question n'est pas « VFV est-il bon ? » mais « veux-tu mettre 100 % de ton portefeuille sur un seul pays ? »
| VFV | XEQT | |
|---|---|---|
| Exposition | ~500 compagnies, 1 pays (É.-U.) | ~9 000 compagnies, monde entier |
| RFG | 0,09 % | 0,20 % |
| Pari implicite | L'Amérique continue de dominer | Aucun pari : tout le monde |
| Rendement passé (récent) | Plus élevé | Un peu plus faible, plus lissé |
Les partisans de VFV disent : « les États-Unis abritent les meilleures entreprises du monde, et le S&P 500 contient déjà des multinationales exposées partout ». Les partisans du tout-en-un répondent : « chaque empire boursier a fini par céder sa place, et personne ne sonne la cloche avant ». Les deux arguments se défendent — beaucoup d'investisseurs coupent la poire en deux avec un cœur de portefeuille mondial (XEQT/VEQT) et une dose de VFV par-dessus.
Les points à connaître avant d'acheter
- La devise : VFV n'est pas couvert contre les variations du dollar américain. Quand le USD monte face au CAD, ça aide ton rendement ; quand il baisse, ça le freine. À long terme, cet effet tend à s'équilibrer.
- La concentration tech : les 10 plus grosses positions (surtout des géants technologiques) pèsent lourd dans l'indice. Tu es plus concentré que les « 500 compagnies » le laissent croire.
- La volatilité : 100 % actions, un seul pays — attends-toi à des baisses de 20-30 % de temps en temps. Le plan n'est bon que si tu peux le tenir dans la tempête.
- Le compte : dans un CELI ou un REER, tes gains composent à l'abri de l'impôt (petite nuance pour experts : la retenue fiscale américaine sur les dividendes s'applique dans le CELI mais pas dans le REER — un détail, pas un deal-breaker).
Verdict
VFV est un excellent véhicule : simple, liquide, et presque gratuit à détenir. Assure-toi seulement de choisir la concentration américaine en connaissance de cause, pas juste parce que les rendements récents brillent. Et rappelle-toi la règle d'or : le montant que tu cotises chaque mois pèsera toujours plus lourd que le choix entre deux bons FNB. Fais le test avec tes chiffres — les scénarios parlent d'eux-mêmes.